Manille, école de foi et de service

Après ses études à Science Po, Jean a décidé de partir aux Philippines pendant un an
pour un volontariat avec l’Assomption.

Arrivé en septembre 2025 aux Philippines pour une année de volontariat, j’ai découvert un pays fascinant. Ma mission se déroule à l’Assumption Language College (ALC), qui dispense principalement des cours d’anglais à des religieux venus d’Asie et d’Afrique avant leurs études universitaires. Au sein du Philanthropic Development Office, je recherche des mécènes afin de financer des bourses pour des congrégations aux moyens limités : une manière concrète de servir.

À ALC, je suis frappé par la joie et la bienveillance des enseignants. Ils déjeunent chaque jour avec les étudiants, suivent leur progression avec attention et, lors des événements, montent sur scène pour offrir des spectacles préparés avec enthousiasme. Leur engagement passionné me touche ; j’aurais aimé connaître de tels professeurs lorsque j’apprenais l’anglais. Les étudiants, déterminés et confiants, sont eux aussi une source d’inspiration.

Vivre auprès des Augustins de l’Assomption est une grâce. Je partage le quotidien de frères philippins, vietnamiens, indonésiens, coréens, congolais ou burkinabè, unis dans l’amour du Christ. Nos échanges m’ouvrent à leurs cultures et fortifient ma foi, même si je ne suis pas toujours aussi assidu que je le voudrais aux offices.

Leur mission dépasse ALC : gestion de l’association humanitaire Kaloob ainsi que de l’antenne locale du Groupe Bayard, présence pastorale dans les bidonvilles et à l’hôpital. Je garde une gratitude particulière pour les Frères Ethiel et Peter ainsi que pour les Pères Jojo, JB, Chris et Bernard, sans oublier les laïcs engagés auprès de l’Assomption qui, avec une très grande générosité, me font découvrir la culture philippine.

La découverte de Manille demande un temps d’adaptation. L’une des agglomérations les plus denses du monde, marquée par des transports sous-développés et des embouteillages permanents, peut être fatigante. Pourtant, ses sites culturels et la population jeune et souriante qui l’anime lui donnent un visage attachant. Mes déplacements en mototaxi m’offrent un réel sentiment de liberté.

Les visites dans les bidonvilles me confrontent aussi à la dureté des conditions de vie et me rappellent le privilège qui est le mien ainsi que l’appel au service des plus pauvres. Au-delà de la capitale, j’ai découvert Palawan, la province de Bataan, Baguio et les rizières de Banaue. Malgré les défis naturels et économiques, les Philippines demeurent un pays lumineux. Cette année est pour moi une école d’humilité, de foi et de gratitude.